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Vincent Moulinet: Jeune plume pour un grand vol

Vincent Moulinet: Jeune plume pour un grand vol

24 janv 2016 / 0

Vincent Moulinet: Jeune plume pour un grand vol

" Quand on est arrivés là, on s’est tous demandé pourquoi on avait été pris. On était tous très différents en terme de background et même d’ambitions. Mais quand on s’est mis à travailler ensemble, une sorte de synergie s’est produite où chacun alimentait l’autre avec sa propre culture. "

Qu'avais tu fais avant la formation ?

Au sortir de mon Bac Littéraire, j’ai tout de suite pris le chemin de la communication à l’ISIC Bordeaux. Les mois passants, même si les cours étaient hyper intéressants, je me suis demandé comment tous ces gens autour de moi allaient provoquer leur différence après la formation et percer dans le milieu.
On était trop. C’est là que, lors d’une des chaleureuses soirées qui font la beauté de Bordeaux, j’ai rencontré un groupe d’étudiants de l’IUT qui me l’ont bien vendu. Il était temps de mettre de côté ma licence pour préparer au maximum l’entretien qui me permettrait finalement de faire partie des 30 heureux élus. J’ai bossé ma culture publicitaire et travaillé tout l’été comme rédacteur chez La Réclame pour arriver blindé de connaissances en Septembre.


Des souvenirs à raconter sur ta vie à l'IUT ?

Quand on est arrivés là, on s’est tous demandé pourquoi on avait été pris. On était tous très différents en terme de background et même d’ambitions. Mais quand on s’est mis à travailler ensemble, une sorte de synergie s’est produite où chacun alimentait l’autre avec sa propre culture.

On apprenait le jour et on travaillait la nuit - souvent parce que l’on s’y prenait au dernier moment, mais ça, il ne faut pas le dire. Le rythme était lourd, épuisant, 3 ou 4 personnes ont démissionné dans les premiers temps. Et c’est finalement, au même titre que la soirée d’intégration, ce qui a soudé des amitiés fortes et durables. On a appris à se connaitre dans un savoureux mélange de roupillons au soleil et d’intenses nuits blanches.

 

Qu'est ce que la formation t'a apporté ?

Avec du recul, je dirais que les apports de l’IUT se divisent en trois temps indissociables :

1. « Be a Sponge » : On y développe sa curiosité, sa faculté à s’intéresser au moindre rien qui croise sa route, aux gens qui l’entourent. Quand on en sort, on est de vér tables machines capables au bout d’une discussion avec un inconnu d’anticiper ses comportements de consommation et de le mettre dans une jolie petite boite avec un nom en anglais dessus.

2. « Il est où le fil rouge !? » : On s’est pas mal fait taper sur les doigts à ce sujet là.
Aujourd’hui, on a tous cette faculté qui manque parfois cruellement aux entreprises, celle de
rendre toutes les actions cohérentes, de penser des démarches qui font sens de A à Z.

3. « Je veux que ta prez raconte une histoire ! » : Une recommandation stratégique peut être brillante mais encore faut-il savoir l’amener pour convaincre un client de casser la tirelire. Si la quinzaine de présentations nous ont rendu à l’aise avec l’oral, on a aussi appris à adopter un ton aspirationnel dans nos discours, à raconter des histoires faisant découler naturellement tous les points d’un plan d’action.

Mon équipe et moi avons illustré ces trois points lors du Challenge de la Pub 2015, où nous avons modestement mis au tapis les étudiants de tous les IUT Com de France.

Nous sommes sortis victorieux face à un dircom et des patrons d’agence qui auraient volontiers acheté notre campagne.

L’IUT, c’était aussi l’opportunité de faire de longs stages. D’abord au new business chez Babel, la major de la communication corporate, et enfin aux relations presse chez Hermès. Ces expériences ont été décisives dans ma construction et m’ont permis de savoir où je voulais aller.

 

Où en es-tu aujourd'hui ?

Je poursuis ma formation en communication à l’ISEFAC, qui me permet d’être 4 jours par semaine en entreprise. Le gros de ma vie ces temps-ci est plus dédié à la mise en pratique qu’aux études. J’ai toujours été passionné par les marques de niche, les discours segmentants et raffinés. Je suis donc en train de créer mon poste de chargé de communication chez Liquides Imaginaires, un concept artistique qui prend corps dans des parfums aux histoires et odeurs singulières.

Le challenge est très excitant : avec peu de moyens, je dois trouver des leviers pour transmettre un récit de marque complexe à une cible intello très exigeante. On veut s’affranchir de l’image cosmétique de la beauté en affirmant une parfumerie culturelle, notamment grâce à des partenariats avec des artistes qui croient en notre vision. Bref : aujourd’hui, je me bats pour un concept qui me tient vraiment à coeur.

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